Bienvenue au CIRCEM

Le Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) est un lieu de convergence pour les chercheuses et chercheurs de l’Université d’Ottawa préoccupés par les questions sur la citoyenneté et les minorités. Il a pour mission d'offrir un milieu de recherche et d'échanges intellectuels en langue française pour la communauté de l'Université d'Ottawa. Le Centre se veut également un lieu d’accueil pour les chercheuses et chercheurs canadiens et étrangers désirant effectuer un séjour de recherche à l’Université d’Ottawa.

Axes de recherche

Axe enjeux biopolitiques et groupes minorisés

Axe enjeux biopolitiques et groupes minorisés

Cet axe de recherche porte sur l’étude du droit, pour un citoyen/ne, à disposer de sa vie, de son corps et de sa sexualité. L’étude de ce « droit » ne peut qu’entrer en conversation avec un changement général repérable dans la société, où globalement on a constaté une rupture envers les anciennes explications moralisantes, souvent religieuses, au profit d’interprétations non moralisantes de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas. Pensons notamment au suicide, au suicide assisté, à l’avortement provoqué, à la procréation assistée, à la stérilisation, aux pratiques sexuelles non-procréatives, aux modifications corporelles volontaires ou non et autres.

C’est donc au carrefour des politiques eugénistes (positives et négatives), du droit à la vie et à la mort et des pratiques sexuelles non procréatives que cet axe de recherche permettra d’interroger les biopolitiques canadiennes à partir des traces retrouvées en archive, traces qui émanent du contact entre un individu et une institution médicale, judiciaire ou policière. Nous porterons une attention particulière aux groupes minoritaires, par exemple la minorité francophone, et aux groupes minorisés par leurs histoires et leurs conditions de vie.

Directrice

  • Isabelle Perreault, Professeure agrégée, Département de criminologie, Université d’Ottawa

Axe éthiques du care et du souci

Axe éthiques du care et du souci

Depuis sa naissance en psychologie morale dans les années 1980, l’éthique du care s’est grandement politisée et est devenue un champ d’études en soi — un champ résolument interdisciplinaire, qui marie sociologie du travail, études du genre, science politique, philosophie, psychologie, sciences infirmières et littérature. La visée de notre axe de recherche sera de poursuivre les réflexions entamées, ces dernières années, par les théoriciens et théoriciennes du care et du souci. Nous nous pencherons, en outre, sur les thématiques suivantes : injustices de genre et travail (travail rémunéré ou non-rémunéré)précarité et vulnérabilité; marchandisation du travail de soins; apport des sentiments dans les jugements moraux et le travail de soins (empathie, pitié, dégoût, ressentiment); relation entre souci de soi et souci des autres; forces et faiblesses de la conception libérale de l’autonomie et de la justice; le care et l’intersectionnalité; affinités entre les éthiques du care/souci et les éthiques de l’hospitalité et du donCet axe tentera, enfin, de réfléchir à ce que pourraient constituer des institutions politiques, des politiques publiques, des pratiques démocratiques et un État-providence basés sur une éthique du care ou du souci.

Directrice

  • Sophie Bourgault, Professeure agrégée, École d’études politiques, Université d’Ottawa

Chercheuses et chercheurs associés

  • Agnès Berthelot-Raffard, Professeure adjointe, Études féministes et de genre, Université d’Ottawa
  • Sophie Cloutier, Professeure agrégée, École d’éthique publique, Université St-Paul
  • Naima Hamrouni, Professeure associée, Département de science politique, Université Laval
  • Monique Lanoix, Professeure agrégée, École d’éthique publique, Université St-Paul
  • Julie Paquette, Professeure adjointe, École d’éthique publique, Université St-Paul
  • Claude Parthenay, Professeur, Département de science économique, Université d’Ottawa
  • Julie Perreault, Institut d’études féministes et de genre, Université d’Ottawa
  • Fiona Robinson, Professor, Department of Political Science, Carleton University

Axe justice et droit

Axe justice et droit

Au-delà de l’étude du droit comme dimension constitutive de la citoyenneté et comme visée de justice, il s’agit ici de comprendre la justice et le droit dans leur fonction de producteur du lien social. Les nouvelles formes de sociabilités ainsi que les nouvelles formes d’exclusion, d’inégalité et de marginalisation sont étudiées en regard de l’évolution des conceptions de la justice et de la production du droit.

Directeur

  • Alvaro Pires, Professeur titulaire, Département de criminologie, Université d’Ottawa et Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en traditions juridiques et rationalité pénale

Chercheuses et chercheurs associés

  • Margarida Garcia, Professeure agrégée, Section de droit civil de la Faculté de droit et Département de criminologie, Université d’Ottawa
  • Jean-François Cauchie, Professeur agrégé, Département de criminologie, Université d’Ottawa

Axe migration, pluralisme et citoyenneté

Axe migration, pluralisme et citoyenneté

Cet axe de recherche aborde la construction des frontières entre les personnes censées appartenir à la société nationale et celles qui ne le sont pas. Elle tient compte de la multiplication des catégorisations liées à la classe sociale, au sexe/genre, aux critères de « race »/ethnicité/religion, et au statut de citoyenneté et d’immigration. En privilégiant une approche comparative, cet axe s’intéresse :

  • aux migrants et aux non-citoyens (par exemple les « clandestins », réfugiés, travailleurs temporaires);
  • aux discours et aux politiques du multiculturalisme et de l’interculturalisme;
  • à la citoyenneté sous l’impact des conjonctures politiques (telles que les questions liées à la sécurité, à la « cohésion sociale » et à l’efficacité économique).

Directrice

  • Elke Winter, Professeure agrégée, École d’études sociologiques et anthropologiques, Université d’Ottawa

Axe participation, parcours et citoyenneté

Axe participation, parcours et citoyenneté

Devant le constat du désengagement des uns et la remise en question de la démocratie représentative des autres, analyser les pratiques de participation sociale et politique des personnes dans leur quotidienneté devient un enjeu d’importance pour relever le défi d’une vie sociale où s’inscrit le souci pour les biens communs. La participation a surtout fait l’objet d’analyses institutionnelles où la réflexion portait sur le citoyen « délibératif ». Les injonctions à la participation sont pourtant nombreuses et complexes et s’adressent tant au citoyen, l’habitant, à l’usager qu’à la personne. Nommons entre autres celles du nouveau management public, des blogues et de la culture web 2.0, de la mise sur pied de nouvelles organisations vouées aux débats d’idées ou de l’appel à s’engager davantage dans les communautés pour pallier les manques d’un régime postprovidentiel. Ces injonctions interpellent différentes formes de participation qui méritent une analyse tant théorique qu’empirique pour comprendre le rapport qu’entretiennent les personnes avec leurs collectivités et les instances démocratiques de la société.

Codirection

  • Stéphanie Gaudet, Professeure agrégée, École d’études sociologiques et anthropologiques, Université d’Ottawa
  • Brieg Capitaine, Professeur, École d’études sociologiques et anthropologiques, Université d’Ottawa

Chercheuses et chercheurs associésMichel Venne

  • Caroline Caron, Professeure, Département des sciences sociales, Université du Québec en Outaouais
  • Nicole Gallant, Professeure, Centre Urbanisation Culture et Société, Institut national de la recherche scientifique
  • Chantal Mailhot, Professeure agrégée, Département de management, HEC-Montréal
  • Nathalie Bélanger, Professeure titulaire, Université d’Ottawa
  • Mariève Forest, Cégep de l’Outaouais

Axe fondement du politique

Axe fondement du politique

Cet axe de recherche repose sur le présupposé que le politique n’est pas dérivé de quelque chose qui le précède : il ne découle ni d’une surpuissance ou d’une Loi transcendante (conception théologico-politique), ni d’un « contrat » (conception libérale), ni d’une « infrastructure » économique (conception marxiste), ni de rapports entre « forces » ou « puissances » (conception nietzschéenne ou néonietzschéenne). Le politique est plutôt considéré ici comme « instituant du social » : il désigne le lieu où le social est « mis en forme » par une opération de partage (qui suscite en même temps la division) de repères ou de référents symboliques et normatifs.

Codirection

  • Gilles Labelle, Professeur titulaire, École d’études politiques, Université d’Ottawa
  • Claude Parthenay, Professeur, Département de science économique, Université d’Ottawa

Chercheuses et chercheurs associés

  • Éric Martin, Professeur de philosophie, Collège Édouard-Montpetit
  • Sophie Bourgault, Professeure agrégée, École d’études politiques, Université d’Ottawa

Axe démocratie, pensée politique et sociale

Axe démocratie, pensée politique et sociale

Alors que la pensée politique contemporaine a plutôt tendance, dans son traitement des questions de la démocratie, de la citoyenneté ou du pluralisme, à adopter une approche relevant de la théorie juridico-politique, cet axe de recherches privilégie l’étude des aspects les plus substantiels de la modernité politique (définition de la citoyenneté, construction de la mémoire nationale, question de la fondation, « éthos » de l’individu démocratique, nature des appartenances collectives, rapport culture/politique, institution symbolique du social, etc.), à partir d’une pluridisciplinarité réelle incorporant les apports de la pensée politique et socioanthropologique classique et contemporaine.

Directeur

  • Stéphane Vibert, Professeur agrégé, École d’études sociologiques et anthropologiques, Université d’Ottawa

Chercheuses et chercheurs associés

  • Charles Gaucher, Professeur, École de travail social, Université de Moncton
  • Joël Madore, Assistant professor, Department of philosophy, Memorial University
  • Marc Chevrier, Professeur, Département de science politique, UQAM.
  • Yves Couture, Professeur régulier, Département de science politique, Faculté de science politique et de droit, UQAM.
  • Camille Froidevaux-Metterie, Professeure, Science politique, Université de Reims Champagne-Ardenne

Axe francophonies minoritaires, identité et politiques des langues

Axe francophonies minoritaires, identité et politiques des langues

Cet axe de recherche porte sur les francophonies en situation minoritaire au Canada et sur leur inscription dans l’espace politique canadien. La recherche aborde plus globalement la question de la transformation du statut des langues au Canada depuis une quarantaine d’années, tant dans ses formes institutionnelles que sur le terrain de la mobilisation. Dans cette optique, cet axe de recherche s’intéresse aux vecteurs identitaires de la revendication politique francophone au Canada dans le contexte d’une société se définissant dorénavant par son caractère multiculturel.

Directeur

 

Les chercheurs et les chercheuses associés

  • Anne Trépanier, Professeur assistante, School of Canadian studies, University Carleton.
  • Christophe Traisnel, Professeur agrégé, Département de sciences politiques, Université de Moncton.
  • Damien-Claude Bélanger, Professeur agrégé, Département d’histoire, Université d’Ottawa.
  • Oliver DardProfesseur d’histoire contemporaine, Histoire politique, Université Paris IV Sorbonne.
  • Pierre Boyer, Professeur, Institut d’études canadiennes et autochtones, Université d’Ottawa.

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